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EN DIRECT-France/Elections-Accord sur une union à gauche
information fournie par Reuters 13/06/2024 à 21:28

(actualisé avec François Hollande se disant favorable à l'union de la gauche)

Les partis de gauche ont conclu jeudi un accord sur un programme commun et sur la répartition des circonscriptions entre eux en vue des élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet, ont-ils annoncé dans un communiqué publié au nom d'un "nouveau Front populaire".

A droite, Eric Ciotti, exclu mercredi des Républicains (LR) dont il occupe la présidence depuis 2022 après son alliance avec le Rassemblement national, a de nouveau promis de se battre par tous les moyens contre cette décision et prédit que les candidats LR qui ne le suivraient pas seraient "broyés".

Dans la majorité présidentielle, le Premier ministre Gabriel Attal s'est efforcé de présenter son camp comme le défenseur "de l'ouverture et de la tolérance" face aux projets de l'extrême droite et de la gauche.

Il a dénoncé l'"accord de la honte" du Parti socialiste, dont il fut membre, avec La France insoumise.

VOIR AUSSI : France-Le RN prépare un gouvernement, Ciotti fait cavalier seul, tensions à gauche

LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS :

20h45 : François Hollande s'est déclaré sur TF1 favorable à l'union de la gauche en raison de la nécessité à ses yeux d'empêcher le Rassemblement national d'accéder au pouvoir.

"C'est à la gauche de faire son devoir. Son devoir, c'est de faire l'union (...) c'est-à-dire de pouvoir rassembler toutes les familles politiques de la gauche qui ont des divergences (...) mais qui font preuve de responsabilité", a dit l'ancien président de la République. "Ce qui est essentiel, c'est que l'union ait pu se faire (...) Je suis favorable à cet accord pour le front populaire."

20h22 : Les partis de gauche se sont mis d'accord sur un programme commun et sur la répartition des circonscriptions en vue des élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet en France, ont-ils annoncé dans un communiqué commun publié sous la bannière d'un "Nouveau Front populaire".

"Avec un programme de gouvernement et des candidatures uniques dans les circonscriptions de France, les forces politiques qui ont constitué le nouveau Front populaire donnent rendez-vous aux Françaises et aux Français les 30 juin et 7 juillet prochains", est-il écrit dans ce communiqué.

19h30 : Prié de dire par des journalistes en marge du sommet du G7 en Italie s'il se sentait affaibli sur la scène internationale après le revers de son camp aux élections européennes et sa décision de dissoudre l'Assemblée nationale, Emmanuel Macron a répondu : "Non. Je ne crois pas. Mes interlocuteurs sont tous des élus démocratiques, ils ont tous dit 'c'est courageux' (...) Ce n'est pas moi qui ai de la force à l'international, c'est la France (...) parce qu'elle a une politique économique qui fonctionne (...) Tous nos compatriotes qui ont à coeur que la France soit forte à l'international doivent être cohérents dans leur choix (...)."

18h50 : "C'est une affaire de minutes, tout au plus d'heures, mais d'ici ce soir on devrait avoir un package final prêt" à gauche, a dit Manon Aubry sur RTL.

"Nous avons toujours dit que nous ne donnerons aucune voix à l'extrême droite", a-t-elle ajouté à propos des consignes de vote pour le second tour des législatives.

15h10 : Lors de son premier déplacement de campagne, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Gabriel Attal a appelé l'électorat de la gauche sociale-démocrate à rallier la majorité sortante. "Je me désole de voir que le Parti socialiste, dont j'ai été membre, fasse un accord de la honte" avec La France insoumise et "se mette dans la roue du communautarisme", a-t-il dit à des journalistes.

Sur X, il écrit que "le fait qu'il puisse exister des 'débats' sur la qualification de l'attaque commise par le groupe terroriste du Hamas le 7 octobre doit constituer un sursaut".

13h58 - "En quatre jours, la gauche accomplit un exploit (...) Le travail est délicat. Les équipes de négociation font du bon travail", déclare sur X Jean-Luc Mélenchon.

13h53 - "Jean-Luc Mélenchon ne sera pas Premier ministre", assure sur X la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga. "Le débat autour du futur Premier ministre est prématuré", ajoute-t-elle.

Jean-Luc Mélenchon s'est dit mercredi "capable" de conduire un gouvernement. Dans la foulée, le député LFI François Ruffin et le communiste Fabien Roussel ont fait valoir qu'ils étaient aussi "capables" de gouverner à Matignon.

13h16 - "Nous sommes quasi parvenus à nous mettre d'accord sur le contrat de gouvernement qui va nous unir", a déclaré le leader communiste Fabien Roussel aux journalistes, alors que les différents partis de gauche sont réunis pour discuter de leur accord électoral en vue du scrutin législatif, notamment la question épineuse de la répartition des investitures.

"Nous sommes en train de discuter sur les candidatures uniques à gauche que nous voulons présenter dans chacune des circonscriptions, avec l'objectif d'aller gagner, pour former une majorité. Or là, les débats sont un peu tendus", a-t-il reconnu. "Il faut choisir les meilleurs d'entre nous dans chacune de ces circonscriptions qui sont en capacité de gagner, et peut-être pas les mêmes qu'en 2022".

11h30 - Désigné mercredi vice-président exécutif des Républicains après l'éviction d'Eric Ciotti - décision que ce dernier conteste en justice -, l'ancienne tête de liste du parti conservateur aux élections européennes, François-Xavier Bellamy, a déclaré sur Europe 1 qu'il ferait "barrage évidemment à La France Insoumise" en votant pour un candidat RN au second tour des législatives s'il se trouvait dans cette configuration.

8h25 - Le Premier ministre Gabriel Attal a une nouvelle fois mis en garde sur France Inter contre la menace représentée selon lui par les extrêmes et promis sur France Inter de "se battre pour une société d'ouverture et de tolérance", faisant notamment un appel du pied aux "électeurs sociaux-démocrates" qui ne se reconnaîtraient pas dans une alliance de gauche entre le PS et LFI. "Ce n'est pas un référendum pour ou contre le président de la République", a-t-il insisté.

Gabriel Attal a par ailleurs confirmé que le décret d'application de la réforme de l'assurance-chômage récemment adoptée par le Parlement serait promulgué comme prévu d'ici au 1er juillet.

7h50 - Il y aura des actions policières et pénales, a prévenu Eric Ciotti sur France 2, au lendemain de la folle journée traversée par Les Républicains.

Déchu mercredi de sa fonction de président des LR, Eric Ciotti a dénoncé jeudi les pressions subies par de nombreux députés LR pour qu'ils ne participent pas à l'alliance qu'il prône avec le RN. "Ce groupe pourrait être encore plus important. La plupart ne pourront plus siéger à l'Assemblée nationale, ils vont être broyés."

7h45 - Alors que la formalisation d'un accord entre partis de gauche se fait toujours attendre, Olivier Faure (PS) ne veut pas de Jean-Luc Mélenchon à Matignon, même si le controversé leader de la France insoumise (LFI) s'est dit mercredi soir prêt à exercer le poste de Premier ministre en cas de majorité de gauche à l'Assemblée nationale.

"Je comprends qu'il soit prêt, (...) il a été le candidat de la Nupes (l'alliance de gauche aux précédentes législatives, NDLR) pour cette fonction et à l'époque il avait une légitimité très forte, il était l'homme des 22% (au premier tour de l'élection présidentielle de 2022, NDLR)", a déclaré Olivier Faure sur RMC.

"Aujourd'hui, c'est un peu différent. Nous sommes dans un pays fracturé, très fracturé (...) Lorsque la nouvelle coalition sera majoritaire, elle devra choisir en son sein celui ou celle qui est le plus en mesure de réparer les liens distendus (...) Cela suppose que l'on ait un profil qui ne soit pas le plus clivant mais qui permette au contraire de fédérer ce pays", a-t-il ajouté.

07h40 - Marion Maréchal a dit sur TF1 vivre "comme une injustice" l'exclusion de Reconquête ! prononcée mercredi soir par Eric Zemmour. "Cette exclusion s'impose à moi, j'en suis triste, je vis cela comme une injustice. Je suis exclue pour un désaccord politique", a-t-elle dit, qualifiant certains propos d'Eric Zemmour "d'inutilement blessants".

(Rédaction de Reuters)

23 commentaires

  • 14 juin 08:48

    Elvis_Lard
    les chemins de la servitude également « La tendance moderne vers le socialisme signifie une rupture brutale non seulement avec le passé récent mais encore avec toute l’évolution de la civilisation occidentale […]. Ce qu’on abandonne peu à peu, ce n’est pas simplement le libéralisme du XIXe et du XVIIIe siècle, mais encore l’individualisme fondamental que nous avons hérité d’Érasme et de Montaigne, de Cicéron et de Tacite, de Périclès et de Thucydide. »


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